• Mes poèmes préférés

    Un lieu de recueil, de poésie,

    De grands écrivains, poètes,

    Mais aussi des essais, des inconnu(e)sMes poèmes préférés

    Et peut être dans un temps futur

    Mes écrits….

      

      

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    L'automne 


     

    Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure !
    Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
    Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
    Convient à la douleur et plaît à mes regards !

    Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
    J'aime à revoir encor, pour la dernière fois,
    Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
    Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !

    Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
    A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits,
    C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
    Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !

    Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie,
    Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui,
    Je me retourne encore, et d'un regard d'envie
    Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui !

    Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
    Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;
    L'air est si parfumé ! la lumière est si pure !
    Aux regards d'un mourant le soleil est si beau !

    Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie
    Ce calice mêlé de nectar et de fiel !
    Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
    Peut-être restait-il une goutte de miel ?

    Peut-être l'avenir me gardait-il encore
    Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ?
    Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore
    Aurait compris mon âme, et m'aurait répondu ? ...

    La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;
    A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;
    Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu'elle expire,
    S'exhale comme un son triste et mélodieux.
     

    Alphonse de LAMARTINE (1790-1869) 

     


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    Le bonheur, c’est tout petit, si petit que parfois on ...ne le voit pas, alors on le cherche, on le cherche partout.

      

    Il est là, dans l’arbre qui chante dans le vent, l’oiseau qui crie dans le ciel, la rivière le murmure, le ruisseau le chuchote, le soleil, la goutte de pluie le disent.

    Tu peux le voir, là dans le regard de l’enfant, le pain que l’on rompt et que l’on partage, la main que l’on tend.

      

    Le bonheur, c’est tout petit, si petit que parfois on ne le voit pas et on le cherche dans le béton, l’acier, la fortune mais le bonheur n’y est pas, ni dans l’aisance, ni dans le confort.

    On veut se le construire mais il est là, à côté de nous et on passe sans le voir, car le bonheur est tout petit.

    Il ne se cache pas, c’est là son secret.

    Il est là, tout près de nous et parfois en nous.

    Martin Gray


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